Julien Tekeyan, artiste DW, en concert au ZIC’ Aulnes Festival avec Féfé
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Vivre un moment privilégié, au bord de l’étang d’Aulnes en pleine Camargue lors du ZIC’ Aulnes Festival de plein air avec la bande à Féfé, est un enchantement rare à classer parmi mes très bons souvenirs.
Féfé m’accorde quelques réponses intéressantes aux questions que je lui pose concernant l’évolution de son monde musical et de la place que prend un batteur comme Julien dans cette aventure.
Féfé m’accorde quelques réponses intéressantes aux questions que je lui pose concernant l’évolution de son monde musical et de la place que prend un batteur comme Julien dans cette aventure.
INTERVIEW
FH: Où en est votre actualité…
Féfé: Nous finalisons les quelques festivals relatifs à l’album « Le charme des premiers jours » qui nous restent à faire cet été, et je suis déjà dans l’écriture et la composition de notre prochain projet musical.

FH: L’intégration d’un batteur au sein de ta musique, comment cela se passe-t’il?
Féfé: Venant du Rap, nous ne laissions que peu de place aux musiciens. Ils n’arrivaient pas à donner à ce style de musique, ce ressenti de boucles musicales, de « loops » que des machines tel qu’Atari ou Cubase nous permettaient de réaliser.
Avec Julien, cette approche a été possible, car il est ouvert, à l’écoute et aime faire plaisir. C’est aussi par là que l’échange se fait…
Lui et moi avons réussi à mélanger nos mondes. Je lui ai suggéré la rigueur énergétique venant de la machine au travers de son jeu, et il m’a apporté du mouvement et de la liberté rythmique. Julien ne joue pas au clic (métronome), ses repères sont mes samples. Il doit les connaître par coeur et se caler dessus.
A l’époque du « Saïan Supa Crew », on avait, pour un groupe de Rap, déjà emprunté une approche très musicale au Jazz et à d’autres styles musicaux. Aujourd’hui, notre musique n’est qu’une continuité de cette expérience. C’est à force de sampler que je me suis demandé ce qu’il y avait derrière, me rapprochant ainsi inévitablement de l’instrument.
Il faut avoir un esprit Hip-Hop pour pouvoir jouer la musique que nous créons. Introduire des loops dans de la musique organique, c’est ce que j’aime partager avec mes musiciens…
FH: Où en est votre actualité…
Féfé: Nous finalisons les quelques festivals relatifs à l’album « Le charme des premiers jours » qui nous restent à faire cet été, et je suis déjà dans l’écriture et la composition de notre prochain projet musical.

FH: L’intégration d’un batteur au sein de ta musique, comment cela se passe-t’il?
Féfé: Venant du Rap, nous ne laissions que peu de place aux musiciens. Ils n’arrivaient pas à donner à ce style de musique, ce ressenti de boucles musicales, de « loops » que des machines tel qu’Atari ou Cubase nous permettaient de réaliser.
Avec Julien, cette approche a été possible, car il est ouvert, à l’écoute et aime faire plaisir. C’est aussi par là que l’échange se fait…
Lui et moi avons réussi à mélanger nos mondes. Je lui ai suggéré la rigueur énergétique venant de la machine au travers de son jeu, et il m’a apporté du mouvement et de la liberté rythmique. Julien ne joue pas au clic (métronome), ses repères sont mes samples. Il doit les connaître par coeur et se caler dessus.
A l’époque du « Saïan Supa Crew », on avait, pour un groupe de Rap, déjà emprunté une approche très musicale au Jazz et à d’autres styles musicaux. Aujourd’hui, notre musique n’est qu’une continuité de cette expérience. C’est à force de sampler que je me suis demandé ce qu’il y avait derrière, me rapprochant ainsi inévitablement de l’instrument.
Il faut avoir un esprit Hip-Hop pour pouvoir jouer la musique que nous créons. Introduire des loops dans de la musique organique, c’est ce que j’aime partager avec mes musiciens…
FH: Les accordages batterie de Julien…
Julien: Il est très important pour moi d’adapter le réglage de mes 3 caisses claires au répertoire que je joue. J’ai une caisse claire dont la peau est détendue et qui penchera vers un son type année 80. Une autre plus tendue, plus proche des sons des années 90…
J’aime l’effet remontant du son en fin de note sur mes toms. Pour obtenir cet effet, j’accorde mes peaux de résonance plus aigues que mes peaux de frappe qui, elles, sont assez relâchées, donnant ainsi un son dont l’impact de la baguette sera bien présent.
Les peaux de ma grosse caisse sont généralement bien détendues. En studio, pour certains morceaux acoustiques type Bossa ou autre, j’accorde la grosse caisse sur la note fondamentale du morceau joué, pour offrir au climat général, une note bien résonnante, lente et ronde et débordant un peu.
FH: L’astuce du batteur.
Julien: En concert, tous les morceaux ne peuvent être joués au métronome dans l’oreille. Se former à jouer sans repère est important. Donnez-vous un BPM (battements par minute) à tenir et vérifiez ensuite si vous êtes au bon tempo. Cet exercice permet d’appréhender le stress en concert et de trouver plus facilement le bon tempo dans n’importe quelle circonstance. Certains artistes privilégient l’intention du musicien dans un morceau par une absence délibérée du clic dans les oreilles du batteur…

Julien: Il est très important pour moi d’adapter le réglage de mes 3 caisses claires au répertoire que je joue. J’ai une caisse claire dont la peau est détendue et qui penchera vers un son type année 80. Une autre plus tendue, plus proche des sons des années 90…
J’aime l’effet remontant du son en fin de note sur mes toms. Pour obtenir cet effet, j’accorde mes peaux de résonance plus aigues que mes peaux de frappe qui, elles, sont assez relâchées, donnant ainsi un son dont l’impact de la baguette sera bien présent.
Les peaux de ma grosse caisse sont généralement bien détendues. En studio, pour certains morceaux acoustiques type Bossa ou autre, j’accorde la grosse caisse sur la note fondamentale du morceau joué, pour offrir au climat général, une note bien résonnante, lente et ronde et débordant un peu.
FH: L’astuce du batteur.
Julien: En concert, tous les morceaux ne peuvent être joués au métronome dans l’oreille. Se former à jouer sans repère est important. Donnez-vous un BPM (battements par minute) à tenir et vérifiez ensuite si vous êtes au bon tempo. Cet exercice permet d’appréhender le stress en concert et de trouver plus facilement le bon tempo dans n’importe quelle circonstance. Certains artistes privilégient l’intention du musicien dans un morceau par une absence délibérée du clic dans les oreilles du batteur…

“ Introduire des loops
dans de la musique
organique, c’est ce que
j’aime partager
avec mes musiciens ”
dans de la musique
organique, c’est ce que
j’aime partager
avec mes musiciens ”
FH: Ton activité à venir…
Julien: Je suis en préparation pour des concerts avec FÉFÉ, JEHRO, KHALED, BLICK BASSY…
J’ai enregistré l’album de MARVIN DUPRE (Universal Music France) et celui de VIANNEY (Tôt ou Tard).
Il y a également l’enregistrement en automne du troisième album de JEHRO, la mise en place d’un projet solo sur 2015-2016, et la composition et realisation de la musique du film « ESTO ES LO QUE HAY » de LEA RINALDI sur le groupe de Hip Hop LOS ALDEANOS.
Photos & Texte – Frank Haesevoets ©2014