Antoine Monfleur, Artiste Gretsch, en Concert avec Boney Fields
En arrivant sur place, nous découvrons une salle déjà en effervescence, mais encore habitée par le calme particulier des balances. Le temps semble suspendu entre les réglages techniques et les premiers échanges musicaux. C’est dans cette atmosphère privilégiée que nous assistons à la répétition.
Antoine prend place derrière une batterie Gretsch prêtée pour l’occasion par Dawoud Bounabi. Un geste généreux, presque naturel ici. Les regards se croisent, les sourires s’échangent, et très vite, la musique devient un langage commun qui dépasse les mots.
L’accueil que nous recevons est à l’image de cette ambiance : chaleureux, sincère et professionnel. Les responsables du Jam nous ouvrent leurs portes avec une grande bienveillance, prenant le temps d’échanger avec nous malgré le rythme soutenu de la préparation.
Nous ne sommes pas de simples observateurs, mais pleinement intégrés à cette petite communauté le temps d’une soirée. Très vite, nous nous retrouvons autour d’un repas partagé avec les musiciens et l’équipe. Les anecdotes fusent, les rires éclatent, et les liens se créent naturellement. C’est souvent dans ces instants-là que se révèle la véritable essence d’un projet artistique : une aventure humaine avant tout.
Puis, doucement, la tension monte. Les portes s’ouvrent, le public arrive, la salle se remplit progressivement. Les conversations se mêlent, les verres s’entrechoquent, et une attente palpable s’installe. Jusqu’au moment où tout s’éteint, ou presque. La salle est comble.
Les premières notes résonnent, et immédiatement, la magie opère. L’ambiance est résolument funk, vivante, contagieuse. Les corps se mettent à bouger presque instinctivement, les visages s’illuminent. Sur scène, le groove s’installe avec une précision redoutable. Le duo basse-batterie pose une fondation solide, profonde, presque hypnotique. La guitare rythmique vient habiller cet ensemble, tandis que le piano ajoute des touches de couleurs à travers des gimmicks et des phrasés élégants. La section cuivre, puissante et expressive, souffle une énergie irrésistible dans la salle — difficile de rester immobile face à une telle intensité.
Et puis il y a Boney Fields. Sa présence scénique capte immédiatement l’attention. Sa voix, à la fois groove et sensuelle, traverse l’espace avec aisance et vient envelopper le public. Il ne se contente pas de chanter : il raconte, il partage, il embarque tout le monde avec lui dans un voyage musical vibrant.
De notre côté, nous tentons de capturer ces instants, ces regards, ces gestes, cette énergie brute qui fait toute la richesse d’un concert live. Entre les jeux de lumière, les expressions des musiciens et la réaction du public, chaque image devient un fragment de cette expérience unique.
Le concert file à toute vitesse, porté par une énergie collective rare. Lorsque les dernières notes s’éteignent, les applaudissements résonnent longtemps, comme pour prolonger encore un peu ce moment suspendu.
Nous repartons avec bien plus que des images et des vidéos. Cette soirée nous laisse le souvenir d’un moment profondément humain, sincère et généreux. Une parenthèse musicale intense, faite de rencontres, de partage et de passion. Une très belle expérience, conviviale et inspirante, qui rappelle pourquoi nous aimons tant raconter ces histoires en images.
