Paiste ;
parmi les trésors de l’antre de l’Opéra de Bruxelles.
Vincent, mon ami depuis presque 30 ans, régisseur d’orchestre de ce magnifique Théâtre de la Monnaie dont le premier bâtiment fut édifié en 1700 par Gio Paolo Bombarda, réputé comme l’un des plus beaux théâtres du XVIIIe siècle, est mon guide pour une visite très privée de cette gigantesque entreprise !
Depuis l’entrée des artistes, aux travers d’un dédale de couloirs menant au balcon surplombant la salle, nous sommes interpellés par la musique du Bal Masqué de Giuseppe Verdi. Carlo Rizzi chef d’orchestre réputé pour la direction d’opéras, dirige une répétition avec les musiciens et les chanteurs. C’est une aubaine fabuleuse qui m’est offerte de pouvoir assister assis en toute intimité dans la loge royale, au travail d’interprétation musical d’une telle œuvre par de prodigieux musiciens… Sur le plateau, des murs de béton oppressants faisant référence au gigantisme de l’architecture fasciste, étreignent la scène. La mise en scène par Alex Ollé et sa compagnie, La Fura dels Baus, donne à l’œuvre de Verdi une dimension politique totalitaire qui s’inspire du roman 1984 d’Orwell.

Après une longue écoute, nous poursuivons notre visite dans les multiples ateliers de confections de costumes, chapeaux et décors, rassemblant les corps de métiers les plus divers.

Dans les combles, le grill… Une machinerie incroyable où s’enchevêtrent câbles et poulies pour l’articulation des décors. Dans les caves, fièrement dressés, des dizaines de flight cases de contrebasses et violoncelles.

Il me tarde de découvrir la fosse de l’orchestre. La visite y est prévue en fin de répétition. Les cymbales d’orchestre Paiste Formula 602 et un alignement de crotales y trouvent leur place au milieu d’une forêt de pupitres…

Merci Vince !
Texte et photos : Frank Haesevoets