Les balances vont très vite révéler la qualité des musiciens. Ca roule et il y a du bon riff dans l’air ! Derrière sa batterie, une DW Collector Blue Sparkle équipée de 2 grosses caisses de 22’’ prolongées de Sub Woofer, Farid affûte ses derniers réglages. Le ton est donné, ça pèse très lourd ! En fin d’après-midi nous décidons de prendre un café non loin de la salle, dans un bar de Pigalle pour compléter mon interview avec le groupe.
Vivi, fondateur du groupe, travaille depuis 2006 dans son propre studio sur les compositions de l’album, qui vient juste de sortir dans les bacs. Un aboutissement de morceaux variés, à la fois rock, heavy, folk et pop qui se côtoient naturellement. Les parties basse et batterie de l’album, se sont faites dans un autre studio et donnerons un relief rythmique au répertoire. Lou, au chant, posera de sa plume, les paroles d’histoires fantastiques à la Tim Burton, ainsi que des anecdotes autobiographiques. Pour la couleur du CD, elle est venue naturellement, me dit Vivi, sans calcul. Le mix, c’est comme le verni que l’on rajoute sur un tableau, il en fait ressortir tous les détails me rétorque ensuite Farid…
La salle sera comble, composée de connaissances venues de toute la France, d’artistes du tout Paris et de fans, pour assister à un concert résolument pro et bien huilé.
FH : Que retiens-tu de ton parcours de Trust à ce jour ?
FM : Avec Trust, j’ai complété mon expérience du métier. J’ai acquis la maturité et l’assise. Ca m’a permis de renforcer mon jeu, de forger ma personnalité jusqu’à aujourd’hui. On jouait énormément, dans de superbes salles et dans des conditions optimales. Peu de groupes Français ont eu cette chance et l’expérience qui s’en dégage.
FH : Quelles sont les différences évidentes que tu as pu ressentir, quand tu t’es assis derrière ta nouvelle batterie DW ?
FM : Je suis comme un pilote de course, j’ai conduit de très belles batteries. Aujourd’hui, je joue sur une Ferrari nommée DW, c’est toute la différence ! Elle m’offre la puissance, le moelleux, la sécurité, la beauté et le son. C’est les sensations que j’éprouve et qui me viennent spontanément…
Comme elle sonne incroyablement bien, j’ai pu élaguer mes coups, je fais corps avec l’instrument, c’est devenu un allié. En quelques sortes, j’ai les commandes bien en main.
FH : Ton jeu, a-t-il changé au fil des années ?
FM : Oui, c’est certain, je suis moins fou que dans le passé. Je suis plus rigoureux pour le travail au clic. Je me suis assagi comme le bon vin. Je joue plus dans l’espace et je prête une attention particulière à l’efficacité.