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Le 14 juin 2012 Poogie Bell se produisait en trio à Marseille au Planet Mundo Kfé avec le fabuleux Bassiste Reggie Washington dont le jeu a déjà soutenu des artistes comme Steve Coleman, Roy Hargrove et Brandford Marsalis ainsi qu’avec le guitariste Jeff Lee Johnson qui a offert son talent aux artistes tels que Johnson Esperanza Spalding, George Duke, Roberta Flack, Jeff Beck, Michel Portal, Melody Gardot, Chaka Khan, Eryka Badu, Billy Joel, D’Angelo, Huey Lewis, Leon Russell, McCoy Tyner, Aretha Franklin.
Poogie, extraordinaire batteur culte au groove inimitable qui a joué pour les plus grands noms de la soul et du Jazz, de Marcus Miller à Chaka Khan en passant par David Bowie ou encore Al Jarreau, nous reçoit cet après-midi là pour un reportage photos et une interview. Nous étions également en assistance sur place à notre endorsé signé par Gewa , avec une batterie DrumCraft série 8 Venice White que nous avons montée dans ce lieu typiquement underground de notre chère planète Mars.
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Poogie, très disponible, se livre à notre interview, balayé par les projecteurs de cette salle intime et sombre et nous transmets quelques secrets pour mieux gérer le son et les harmoniques de sa caisse claire… Reggie et Poogie finiront ensuite leur balance sans Jeff Lee Johnson fébrile ce jour là, se reposant dans sa chambre d’hôtel sur les Plaines.
Il faudra attendre le soir pour les retrouver en trio autour d’un repas en terrasse sur le cours Julien.
L’heure avance et un public averti prend place.
Le concert débutera dans une ambiance unique, liée à ces artistes qui travaillent sans filet, plongés dans l’improvisation et à l’écoute de l’autre. Ils se connaissent bien, ils n’ont rien à prouver; une magie se dégage de leurs approches minimalistes. Par moment le génie nous enivre, le Jazz, le R&B et le Blues plongent notre trio dans l’expérience.
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Jeff Lee assis sur sa chaise tout au long du concert aura su transporter et incarner avec la plus grande authenticité, le Blues de ses héros de jeunesse comme Eric Dolphy, John Coltrane, Vanilla Fudge, Sergio Mendes ou Jimi Hendrix. Il nous chantera un seul Blues suspendu à un rythme binaire posé au bord de la rupture !
Reggie posera son voyage dans les mondes de Jaco Pastorius avec son toucher et ses interprétations inimitables. Poogie fera sonner sa batterie DrumCraft Serie 8 Fusion comme il a pu le faire sur tous ses albums les plus raffinés du monde du Jazz, de la Néo-Soul, du R&B et du Hip Hop. Sa précision, l’impact de ses gestes et son approche personnelle dans le jeu sont un régal.
Bref, vous l’avez compris, ce concert a fini comme il se doit, tard dans la nuit et les absents devront se rattraper lors de leur prochain passage !
Frank Haesevoets
Photos ©2012 – Laurent Decavele & Frank Haesevoets