Jean-Philippe Fanfant, ambassadeur DW drums
dans les coulisses de l’émission télévisée
« The Voice ».
Invité par Cyrille Verrier (société Cypro), backliner avérée des plus importants plateaux télé de Paris, notre matinée commence par la découverte du studio 217.
Au travers des dédales de structures, elle nous fait découvrir en bon guide, les multiples salles de coaching, dressing, régies, et un plateau immense, capable de recevoir plus de 1800 personnes lors des tournages du samedi soir.
Philippe Lalite, encyclopédie vivante du monde de la batterie et patron de La Baguetterie, partenaire de longue date de l’émission, nous fait l’honneur de sa présence.

C’est la dernière ligne droite pour la finale de The Voice. Les musiciens répètent en condition de « live » sous la direction musicale de Monsieur Olivier Schultheis qui veille aux moindres détails pour que l’adaptation musicale cadre avec l’artiste qui l’interprètera.

“ En fait, je dirai
qu’il faut le prendre
comme un enregistrement,
mais avec l’énergie du live ”

Cet exercice est exécuté par une équipe de musiciens de haute voltige, composée de Fred Gaillardet au piano, Zizou Sadki à la basse, Sébastien Chouard et Thomas Cœuriot aux guitares, Julien Schultheis aux claviers, et enfin notre artiste endorsé DW Drums, Jean Philippe Fanfant à la batterie!

DÉROULEMENT DE L’ÉMISSION
Mercredi : répétition entre musiciens sous la direction d’Olivier Schultheis qui leur transmet les arrangements qu’il a réalisé pour les morceaux qui seront interprétés par les artistes pour le tournage du samedi soir.
En parallèle, les talents travaillent de leur côté avec leur coach.
Jeudi : répétition générale entre les musiciens et les talents.
Vendredi : répétition avec costumes, lumières, talents et musiciens pour les premiers filages (mise en place au millimètre du fil conducteur et du déroulement de l’émission).
Samedi : finalisation du filage durant la journée et tournage du direct le soir.
Je profite de la pause déjeuner pour retrouver tous les artistes et techniciens du plateau.
Un super barbecue qui a lieu en extérieur, aux abords des bâtiments. J’entame mon interview avec JP.

Nous finissons ensuite notre café et notre entrevue sur l’estrade du plateau où trônent les 2 batteries DW Collector Twisted White et Classic de notre artiste.
Texte et interview: Frank Haesevoets
Photos: Frank Haesevoets, featuring Philippe Lalite

 
INTERVIEW

 
FH: Comment se passe l’apprentissage des répertoires ?
JPF: Nous faisons une première analyse de la chanson originale. Une seconde approche se fera avec Olivier Schultheis avec de possibles interprétations plus acoustiques ou plus rocks, en fonction de la voix de l’artiste qui la chantera. Le répertoire peut-être moderne ou ancien, c’est la raison pour laquelle nous avons autant d’instruments différents à notre disposition. Je joue pour ma part sur 2 batteries différentes. L’une est une DW Collector en érable avec une sonorité et une configuration bien rock, et l’autre est une DW Classic en peuplier et acajou avec de gros chanfreins arrondis en érable qui me procure un son plus vintage.

 
FH: Sur un plateau télévisé, tu joues plutôt « studio » ou « concert » ?
JPF: Il faut le penser studio car les morceaux sont courts et on doit rester concentré sur l’interprétation. En fait, je dirai qu’il faut le prendre comme un enregistrement, mais avec l’énergie du « live ».

 
FH: Avez-vous la possibilité d’aider les talents à se rattraper musicalement?
JPF:Quand on joue sur une séquence, c’est difficile. Mais on ne joue pas tout au clic. Alors oui, nous pouvons vraiment l’accompagner.

 
FH: Accordes-tu ta batterie d’une manière spéciale sur un plateau télé?
JPF: Ma descente de fûts est une pentatonique. En studio, j’ai le temps d’accorder mon instrument de plusieurs manières différentes. En télé ce n’est pas possible. C’est la raison pour laquelle j’ai plusieurs caisses claires aux sonorités différentes, comme la DW Concrete en béton, que je règle comme une piccolo et dont la réactivité est hallucinante.

 
FH: C’est toi qui donne le top départ des chansons?
JPF: Oui en effet, d’ailleurs c’est très déroutant pour les nouveaux musiciens qui nous rejoignent. Le décompte du plateau télé part de 10 à 0 et 0 est le top musique. Quand on joue un morceau sur un rythme en 4/4, le 1 de mon propre décompte avec les musiciens démarre sur le 4 du décompte télé!

 
FH: Partage-nous une de tes anecdotes sur The Voice.
JPF: Comme je passe d’une batterie à l’autre lors des directs, je me suis retrouvé un jour très confiant derrière mon set, mais avec un mauvais pressentiment. Il me manquait quelque chose… Dès la mise en route du décompte plateau pour le lancement du morceau en direct, je m’aperçois avoir oublié ma partition sur l’autre set de batterie. J’ai juste eu le temps d’un allez retour éclair pour commencer dans les temps! Ouffff…Surtout que ce morceau que je connaissais par coeur, avait été modifié par des arrangements!

 
FH: Et ton actualité à venir?
JPF: Je fais la tournée « The Voice » de mai à juillet. Je tourne également sur des festivals et des concerts avec Louis Bertignac sur les prochains mois.

 
FH: Merci Jean Phi!